Le principe de l’imagerie lenticulaire repose essentiellement sur un ou plusieurs effets visuels qui apportent une profondeur ou une mouvance à une photo imprimée sur support. L’imagerie lenticulaire n'est pas comme on pourrait le penser un hologramme, une image projeté dans l'espace "vide", mais elle s'apparente en cela qu'elle produit, elle aussi, un effet optique. Seules, la position et l’orientation à la lumière projettent à l’œil des angles de vision différenciés.
Cette technique optique basée sur des microprismes permet en effet de percevoir des motifs en relief (en 2, 3, 4… D) ou des images successives grâce à une superposition de vues prédécoupées. L'imagerie lenticulaire peut donc être une PVL appliquée sur un objet statique ou un panneau pour une impression d’image en relief ou pour une carte de visite animée par un logo, un slogan, un produit, par exemple.
Le phénomène visuel de l'imagerie lenticulaire se construit pas à pas pour aboutir à une impression photographique avec des perspectives et plusieurs facettes qui s'animent lors de l’inclinaison du support. L’image globale est en fait perçue par l’œil, mais elle est constituée de plusieurs images différentes qui s’entrelacent et se figent pour donner un relief inattendu.
Le résultat dépend d’une impression de prises de vues juxtaposées pour qui affiche les objets, sujets, motifs… en volume et donne une image plurielle animée ou non. C’est aussi grâce à ce procédé que les points d'accroche à la luminosité animent verticalement et/ou horizontalement une affiche, un tableau, une gravure, un dessin... grâce aux clichés qui ont été superposés sur les réseaux. Pour ce faire, l’imagerie lenticulaire a recours à plusieurs processus, outils et techniques spécifiques qui permettent d’interférer sur l’angle de notre vision.